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Nos actions

Comité Saint-Léonard
Le Comité de quartier des habitants de Saint-Léonard s’interroge.

Depuis 1989, un Comité de quartier existe à Saint-Léonard.  Il couvre l’espace entre l’Esplanade Saint-Léonard et la rue des Bayards ; ce qui concerne ± 8.500 habitants.
Notre comité de quartier est une association de faits indépendante, rassemblant des citoyens autour de l’objectif commun d’améliorer le cadre de vie du quartier. C’est un lieux d'information, d'écoute, de débats et d'expression concernant les projets d'aménagement du quartier, la vie de quartier, la mobilité ou encore l'amélioration du cadre de vie (espaces partagés, sécurité…).
Les comités de quartier doivent permettent une meilleure diffusion et communication vers la population du quartier. Ils sont un des relais entre les élus et la population du quartier, sans être les représentants des premiers ou des seconds.
Tous les mois, les quelques bénévoles qui forment le bureau du Comité (l’équipe organisatrice) se réunissent pour organiser la réunion mensuelle et autres activités.
Nous sommes confrontés à un problème difficile : la très faible participation des habitants du quartier à nos activités. Lors de nos dernières réunions, ce sont en moyenne 15 personnes (y compris les membres du Bureau) qui y ont participé pour écouter nos invités…  Heureusement que nos invités ne sont pas susceptibles !

C’est donc 0,17 % de la population du quartier qui a participé à ces réunions. Pour arriver à ce résultat, le bureau a dû mobiliser énormément d’énergie : organiser la réunion, trouver l’orateur, préparer les affiches, distribuer les affiches et les comptes-rendus, mettre à jour le site Internet, réaliser une newsletter, préparer la salle, payer la salle, donner de son temps…
Tout ce travail est réalisé bénévolement. Personne au Comité n’est rétribué de quelque façon que ce soit. Bref, beaucoup d’énergie, de volonté pour finalement peu de choses.

Paradoxalement lorsqu’un problème se pose dans le quartier, le Comité est interpellé, parfois de façon virulente et sommé d’agir et de réagir.
Pourtant, est-il nécessaire de rappeler que le Comité est en première ligne dans les discussions relatives à la mobilité, la propreté, la sécurité, l’urbanisme, et que depuis de nombreuses années, de nombreux projets ou initiatives ont vu le jour grâce au dévouement des membres du Comité de quartier.

Le manque de soutien participatif au Comité de quartier démoralise les meilleures volontés. Les activités mensuelles, les activités extraordinaires, la participation à des réunions avec la ville de Liège (groupe de mobilité, commission de rénovation urbaine, concertation des quartiers, réunion avec la police, groupe des coteaux, groupe de propreté…), la gestion administrative, la gestion financière, les relations avec l’administration communale et les autorités afin d’obtenir des subsides… Toutes ces activités demandent un engagement que les bénévoles du bureau acceptent ou devrions-nous dire, endurent.
Devant le peu de participation (peu de personnes aux réunions, pas de réponse aux questions posées par mail… ) force est donc de constater que le Comité ne fait pas correctement son travail, puisqu’il ne parvient à mobiliser les habitants que lorsque ceux-ci sont confrontés à un problème qui les touche directement. Nous devons constater que le bien-être commun ne concerne pas les habitants tant que des risques réduisant ce bien-être ne les impactent pas directement. C’est humain.

Nous nous posons donc de nombreuses questions dont la plus importante est :  est-ce que le Comité de quartier répond aux demandes des habitants du quartier. Nous en doutons au vu du petit nombre de participants à nos réunions.
Est-ce dû au moment de la réunion ? 20 heures c’est trop tard ?
Est-ce dû au lieu de la réunion ? On a peur de se rendre à la Brasserie le soir ?
Est-ce dû aux thèmes abordés ?
Est-ce dû au manque de confiance que les habitants ont envers leur comité ?
Est-ce dû au manque de communication, de visibilité ?
Est-ce dû à l’inefficacité du comité quartier ?
Est-ce dû aux projets défendus par le comité de quartier ?
Est-ce dû à une manière de fonctionner obsolète ?
Avons-nous oublié les activités culturelles ?
Devrions-nous organiser des tournois de pétanque ? de Belote ? des après-midis tricot ?

Le comité de quartier se questionne donc sur ses tenants et aboutissements, pourtant nous pensons que le lien social est à la base de tout… Devrions-nous envisager des Comités de voisinages ?  Une structure plus petite ?  Une activité tournée vers Internet ?  Comment ne pas augmenter la fracture informatique ?  Et la mixité sociale et culturelle, absente … totalement absente ?!

Si le Comité n’est là que pour intervenir quand un problème se pose, que devient l’implication dans les débats, l’analyse au sujet des décisions pour demain ?
Une chose est sûre, à ce jour, faute de combattants, faute de participants, le Comité est en bout de course.  Une autre chose est sûre, c’est que l’équipe en place a besoin de renfort si l’on doit continuer… pas une, pas deux personnes… il faudrait que nous soyons bien d’avantage pour relever les défis qui nous attendent. En effet, les idées, les projets, ne manquent pas… ce sont les bras !  Les « ya ka » et les « il faudrait » n’ont jamais fait avancer les choses : 2 intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche[1] !

Nous lançons à partir de janvier et durant 3 moins une grande réflexion participative : pourquoi est-on dans cette situation ? doit-on continuer ? comment continuer ?
Debut janvier, un premier questionnaire sur l’état des lieux sera envoyé et sera disponible sur le site www.liegenord.be.  Le second sera concocté en février, il portera sur les solutions, les envies…
Une grande réunion participative est organisée le SAMEDI 17 mars 2017 à 14h  à la Brasserie HAECHT pour finaliser la réflexion, tous ensemble.
La réunion se terminera à 17h, par une dégustation de « desserts et tartes » de chez nous !

Vous êtes attentifs à notre quartier… BLOQUEZ LA DATE DU 17 MARS et déjà merci.
Pour le Bureau du Comité.
Georges Goosse.


[1] Michel Audiard : Un taxi pour Tobrouk
1. Comité de quartier : de quoi parle-t-on ?

Les comités de quartier sont des entités indépendantes, rassemblant des citoyens autour de l’objectif commun d’améliorer le cadre de vie du quartier. Souvent, ils ont été créés lorsqu’un problème lié à l’aménagement urbain, à l’environnement ou à la mobilité a surgit.  
Les comités de quartier sont des lieux d'information, d'écoute, de débats et d'expression concernant les projets d'aménagement du quartier, la vie de quartier, la mobilité ou encore l'amélioration du cadre de vie (espaces partagés, sécurité…).
Ils jouent un rôle important dans le renforcement du lien social entre les habitants du quartier.  
Les comités de quartier doivent permettent une meilleure diffusion et communication vers la population du quartier. Ils sont un des relais entre les élus et la population du quartier, sans être les représentants des premiers ou des seconds.
Le comité de quartier devrait avoir un rôle d’avis et de proposition sur toutes questions intéressant le quartier ou la ville (amélioration du cadre de vie, mise en place de nouveaux équipements publics…).
Le comité de quartier devrait être porteur d’un projet commun et de proposer des solutions aux élus grâce à leur expertise solide du terrain.  Par ce rassemblement de citoyens, on devrait développer une capacité d’expression plus forte auprès des instances décisionnelles de la Ville.

2. Comité de quartier : ce qu’il n’est pas.

Une association d’habitants réunis pour des activités socio-culturelles, un guichet de plainte, un conseil communal annexe, un organe politicien, une unité de pression au profit d’intérêts non communs, un lieu de rencontres gastronomique ou bibitive (même modérée).

Courrier à Monsieur le Bourgmestre : 8 septembre 2017


Au moment où la Ville semble prendre des initiatives attendues en matière de propreté,
nous souhaiterions vous faire part de plusieurs points concernant notre quartier Saint-Léonard.

Tout d’abord, nous nous félicitons de l’attention que nos élus ont porté aux infrastructures de notre quartier : une nouvelle rue Saint-Léonard enfantée dans la douleur, mais le résultat est là, une rue Bonne-Nouvelle rénovée rapidement, des logements rénovés, une passerelle qui ne devrait plus tarder… de nombreux projets qui font espérer les habitants d’un quartier qui était en déshérence.

Ces habitants sont conscients de ces efforts.  Il en va de même pour la sécurité qui n’est plus une préoccupation angoissante dans nos rues (mais l’a-t-elle été ?).

L’intégration multiculturelle se passe bien, de nouveaux habitants arrivent, bref, on est sur de bonnes voies.

L’arrivée du tram et de l’Eco Quartier seront des plus-values pour Saint-Léonard, qui sera l’interface entre la Ville, le cœur historique et l’avenir de la Cité.
Mais il reste un point noir, qui pourrait faire capoter ce renouveau : l’incivisme ordurier !

Le quartier est confronté à cette plaie qui donne une image négative de l’environnement et met à mal tous les efforts de rénovation.
En cette rentrée, notre Comité est interpellé par de nombreux habitants (rue Saint-Léonard, quai Saint Léonard, rues perpendiculaires…) sur cette source de nuisance.  A tel point que des acteurs économiques primordiaux dans le quartier sont inquiets : comment accueillir la clientèle dans un environnement dégradé.  La Ville possède une attraction phénoménale hebdomadaire : la Batte… comment notre Cité n’est pas honteuse d’accueillir les étrangers avec des trottoirs bondés de crasses et de poubelles ?   

Ce problème n’est pas neuf.  Nous en avons déjà parlé, nous pourrions réciter la leçon que les édiles communaux nous ont apprise depuis près de 20 ans : conscientisation, éducation, prévention et in fine répression…
Devant l’agacement des habitants, vous avez impulsé la création d’un groupe de réflexion : une réunion plénière a eu lieu début 2017 … puis rien.  Était-ce un os à ronger ?

Nous attendons toujours la mise en place effective des premières étapes de la leçon … où sont les outils et personnes sur le terrain pour conscientiser, éduquer… Les habitants en sont aujourd’hui à une demande de répression active.  A force d’avoir laissé les choses pourrir, l’exaspération engendrée demande des réponses fortes.

Lors de son passage en juin 2017, interpellé sur le sujet, notre Echevin de la Culture et de l'Urbanisme, s’est fait fort d’apporter une réponse efficace et pérenne.  Nous ne doutons pas que vous êtes sur la même longueur d’onde.

Monsieur le Bourgmestre, si la solution miracle existait, nous aurions réglé le problème depuis longtemps ; si la Ville avait les moyens financiers à la hauteur de ses ambitions, nous aurions réglé le problème depuis longtemps ; il n’en reste pas moins, qu’il va falloir prendre problème à bras le corps et être à la hauteur des demandes des citoyens qui payent leurs taxes, participent à la vie économique et ne pas mettre à mal cette énergie par le fait de l’incivisme ordurier !

Le Bureau du Comité de Quartier Saint-Léonard.

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