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Rue Saint-Léonard

Mobilité - Travaux - Projets Urbanistiques > Travaux

Travaux rue Saint-Léonard...
M. Léonard, l'échevin,  réagit à nos interpellations et propositions....


A partir du 1er octobre et jusqu’à la fin des travaux rue St-Léonard (vers mi novembre 2015), les bus TEC prendront les quais depuis la place des Déportés jusqu’à la rue Commandant Marchand.
Là ils reprendront leurs parcours habituels.
Il y aura un arrêt sur le quai à hauteur de la rue Lapor
t.

Un article paru dans la Libre Belgique s'était fait l'écho de la problématique et les conséquences des travaux rue Saint Léonard.




Le chantier le plus long
BRUNO BOUTSEN   
Publié le vendredi 18 septembre 2015 à 17h02 - Mis à jour le samedi 19 septembre 2015 à 09h37




Al’instar du film "Le Jour le plus long" sorti en 1962 et traitant du débarquement allié de 1944 sur les côtes de Normandie en France, les riverains et autres commerçants du quartier Saint-Léonard et plus précisément de la rue éponyme (l’une des plus longues de Liège) trouvent également le temps long. Et pour cause, serait-on tenté d’écrire, eu égard à un important chantier qui y dure depuis près de deux ans. S’il n’y a a priori rien d’anormal à ce que de tels travaux suscitent le mécontentement dans le chef de ceux qui les subissent de plein fouet (on se souvient ainsi à Liège de l’impatience exprimée par les riverains de la rue des Guillemins ou plus récemment des quais de Meuse), ceux en cours à Saint-Léonard ne manquent pas d’interpeller, et ce pour plusieurs raisons.

"Ce chantier n’est pas un chantier Ville"

Ce qui frappe d’emblée, c’est en effet la longueur du chantier qui fait partie du plan triennal des travaux de la Ville pour ce qui est de la réfection de la voirie en question mais dont le maître d’œuvre est en l’espèce la Cile. C’est d’ailleurs l’un des aspects mis en avant par l’échevin liégeois des Travaux Roland Léonard (PS), sensibilisé depuis le mois d’août à la situation problématique vécue sur place par les riverains et les commerçants. Ces derniers n’ont eu de cesse d’interroger l’échevin, lequel s’est montré à leur écoute mais tient à souligner que "ce chantier n’est pas un chantier Ville", celle-ci œuvrant donc à la rénovation de la voirie et la Cile étant quant à elle en charge du renouvellement de la totalité des impétrants. Et c’est d’ailleurs précisément cet aspect, du moins si l’on en croit tant l’échevin que l’entrepreneur désigné pour ce faire, à savoir la société Tegec (une filiale du groupe Roger Gehlen), qui expliquerait tant la durée des travaux que la manière dont ils sont menés.


Des difficultés techniques, oui mais…


La complexité du chantier, voilà une autre justification avancée par ceux qui en ont la responsabilité quotidienne. "La Cile est actuellement confrontée à un retard lié à la pose de conduites de gaz haute et moyenne pression qui doivent se faire dans des tranchées différentes", est-il précisé. Reste que ces difficultés techniques, couplées à l’étroitesse de la rue en question qui ne permettrait pas d’avancer plus vite, ne sont pas de nature à convaincre les principaux concernés dans le quartier dont certains commencent clairement à perdre patience.

C’est le cas notamment de Jean-François Masereel, présent depuis 21 ans à Saint-Léonard et gérant de la librairie Accolade, lequel met en évidence le fait qu’outre des désagréments quotidiens comme le fait de ne pas pouvoir accéder à son commerce, l’absence de trottoirs ou encore l’existence de trous devant celui-ci, ces travaux lui causent un important tort commercial. Et ce dernier de chiffrer sa baisse de fréquentation entre 40 et 50 %, estimant que "si cela continue ainsi, je vais devoir fermer mon commerce". Après avoir obtenu de la Ville l’installation d’une rampe d’accès sécurisée à son commerce, il est revenu à la charge cette semaine, soit après que l’échevin soit venu se rendre compte de la situation sur place. Il faut dire que les conditions climatiques changeantes et leurs conséquences, à savoir des coulées de boue, n’arrangent rien, mais lors de sa visite, ce dernier a promis de mettre sur pied de nouvelles mesures de circulation, celle-ci posant également problème dans le quartier.

C’est en tout cas ce qui ressort d’un coup de sonde effectué auprès d’autres commerçants du quartier parmi lesquels Eric et Sébastien Dupont, gérants de l’agence bancaire Fintro, ainsi que Muriel Barattin, opticienne depuis 10 ans dans le quartier et qui dit n’avoir jamais vécu pareille désorganisation. "Le manque de communication et de coordination sur ce chantier est évident", estime-t-elle ainsi, évoquant en outre comme les autres intervenants "une disproportion des moyens humains engagés par rapport au chantier". Il est en effet difficile de comprendre que seuls trois à quatre ouvriers soient chargés d’un tel tronçon et qu’il faille autant de mois pour le mener à bien.

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